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Position de la FGTB Wallonne et Bruxelles et de la CSC -
MOC sur les sans papiers et la régularisation De
tous les travailleurs, les travailleurs sans papiers constituent assurément
la catégorie la plus exploitée. Des dizaines de milliers de personnes contribuent
quotidiennement au fonctionnement économique du pays, permettent à de
nombreuses entreprises de faire des profits, et restent cependant privés de
toute reconnaissance. Contraints d’accepter des conditions de travail et de
rémunération qui ne respectent pas ce que la loi impose, ils sont bien
souvent dans l’impossibilité, du fait de leur situation irrégulière, de se
défendre et de réclamer le respect de leurs droits fondamentaux. Leur
situation irrégulière les expose d’ailleurs à une répression disproportionnée :
si l’employeur qui utilise une main d’œuvre illégale risque une amende, et
très rarement, une peine d’emprisonnement, le travailleur clandestin sera
quant à lui renvoyé dans son pays d’origine, au mépris des attaches qu’il a
pu développer en Belgique et de la richesse qu’il a contribué à créer. Comme
organisation syndicale défendant tous les travailleurs, quelle que soit leur
origine, nous ne pouvons accepter ce constat, comme nous ne pouvons nous
résoudre à approuver une politique qui ne se donne pas les moyens de
combattre ce scandale social. La problématique des migrations est assurément
extrêmement complexe et il n’y a pas de solution simple et définitive. Mais
ce n’est pas une raison pour enfoncer sa tête dans le sable et refuser d’avancer
vers plus de justice. Le
gouvernement vient de réformer en profondeur la matière de l’asile et du
séjour. Dans cette réforme, il y a du bon et du moins bon. Mais il y a
surtout un assourdissant silence : le gouvernement reste muet sur la
question de la régularisation. Nous sommes de plus en plus nombreux à
dénoncer le flou qui règne dans l’octroi du séjour aux étrangers. Nous
attendons la mise en place de critères clairs et permanents de
régularisation, qui permettent enfin de donner une existence légale à des
individus qui, de fait, sont membres à part entière de la société. Nous
attendons également la mise en place d’une commission de régularisation
impartiale et indépendante, condition sine qua non pour en finir avec
l’arbitraire actuel. |
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